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08.07.2010 : NRK voir
l'article original
ANNELI DRECKER SE
LANCE DANS L'OPERA
Anneli Drecker, chanteuse de
Bel Canto mais aussi artiste solo, va jouer un des rôles dans le nouvel
opéra norvégien de la troupe de théâtre Ferske scener à Tromsø .
La représentation s'intitule « La tête dans la
honte » et est un mélange de fable et de fortes critiques de
la société. L'avant-première se déroulera lors du festival Festspillene
i Nord-Norge en Juin.
-Mon rêve a toujours été de jouer la comédie, mais là encore
je suis dans les griffes de la pop musique. C'est très amusant de
travailler avec quelque chose que je brûle d'envie de faire.
Quoi qu'il en soit, c'est d'être un artiste sur scène, chanter et
accomplir une part du même boulot, déclare Anneli Drecker à NRK.
Anneli Drecker a déjà fait du théâtre, dernièrement au Théâtre
Hålogaland. Mais là elle joue ce qu'elle appelle son premier rôle avec
des répliques et pas seulement des chansons et du son. « La
tête dans la honte », opéra fable et critique de la société,
dont le scénario a été écrit par Kristin Bjørn et Bjørn Are Dypås. La
musique est signée Erik Stifjell, avec l'aide des improvisations de
Drecker, entre autres.
-je suis extrêmement nerveuse quand on m'arrête dans la rue pour me
dire qu'on a lu dans le journal que j'allais chanter de l'opéra. Je ne
suis pas une vraie chanteuse d'opéra, je vais chanter avec la voix que
j'ai, déclare Drecker.
Ce sont des textes chantés, et là tu trouves la définition de l'opéra.
Mais ce n'est pas du style que l'on s' attend à entendre dans un opéra
moderne et romantique, ajoute le compositeur Stifjell.
Il est encore trop tôt pour juger puisque la plupart des morceaux de
musique sont encore dans son ordinateur. Mais sur le papier on trouve
un scénario qui est susceptible d'ébranler un peu le public. Il s'agit
de savoir pourquoi on n'est si peu engagé en politique et pourquoi nous
ne faisons pas davantage dans la société.
Pourquoi ne prenons-nous pas plus de responsabilité ? Est-il possible
de le faire au théâtre ? Nous avions envie de faire une représentation
qui appellerait à la fantaisie et aux sentiments aussi, pour ne pas que
cela soit juste une revue documentaire d'impuissance, déclare la
scénariste Kristin Bjørn.
Elle veut purement et simplement revitaliser la démocratie.
Nous avons une perception des choses à travers les médias et la plupart
des décisions de la sphère économique sont prises par d'autres
instances que le peuple. Nous souhaiterions que les décisions
appartiennent au peuple et non à quelques multinationales capitalistes.
« la tête dans la honte » se tiendra en
avant-première au festival Festspillene i Nord-Norge en Juin. Puis à
l'automne les cinq comédiens et trois musiciens seront sur scène au
Théâtre Hålogaland.
Plus tard se sera au tour de la capitale. Et là, Anneli Drecker
incarnera le capitalisme.
- « Fru Fu » (Madame Fu) est le capitalisme. Celui
que la société adore mais qui en même temps est une charge. Nous
faisons de plus en plus, car nous voulons avoir beaucoup. Madame Fu est
celle qui va voir ce dont les gens ont besoin. Elle est un peu
euphorique de temps en temps, ce qui la rend souvent sympathique. Et ça
passe aussi par le fait de la chanter avec une voix d'opéra stridente,
déclare Drecker.
Article de Tonje Bergmo et Hege Iren Hanssen- Traduit par Vuggevise -
17.06.2010 :
NORDLYS.NO voir l'article original
LE BEL
CANTO DES DEBUTS DE RETROUVE
Pour
la première fois depuis 20 ans les membres de Bel Canto vont rejouer
ensemble. Anneli Drecker, Geir jenssen et Nils Johansen se réunissent à
nouveau et sont prêts pour le festival de Døgnvill.
On va jouer nos vieux morceaux dans des conditions arctiques, raconte
Anneli Drecker.
Mais nous pouvons aussi garantir que nous venons pour jouer de nouveaux
morceaux, rajoute Nils Johansen.
Mardi dernier le groupe populaire de Tromsø a fait connaître qu'il sera
sur scène au festival de Døgnvill le samedi 4 septembre. Et cela fait
un peu moins de 20 ans que les trois membres du groupe n'étaient pas
montés sur scène ensemble.
C'est une bonne occasion pour nous de jouer à nouveau ensemble. Et pas
seulement parce que nous habitons tous les trois à Tromsø, explique
Anneli.
Elle constate que chacun des trois membres s'est exprimé dans sa propre
musicalité artistique, mais que c'est extrêmement drôle de se retrouver
ensemble après tant d'années et que justement cela se passe à Tromsø.
Nous sommes tous les trois habitués à jouer devant un grand public, et
je ne sais pas si ce sera très différent de jouer devant le public de
Tromsø, déclare Anneli.
Et là elle pense un peu à elle et dit :
Ouais, ça peut être vraiment spécial. Je crois que je suis aussi
nerveuse que lorsque j'avais 16 ans. Cela peut être bien.
Les trois musiciens n'ont pas encore commencé à répéter ensemble avant
le concert. Mais ils comptent bien venir pour jouer de vieilles
chansons connues mais aussi avec de nouvelles orchestrations.
Nous venons pour en jouer sous une nouvelle forme. Mais d'un autre côté
on peut aussi dire que notre musique est restée contemporaine, déclare
Anneli.
Nils Johansen confirme que le groupe a à sa disposition des titres qui
ne sont jamais sortis. C'est pourquoi il ose affirmer que ce sera une
première pour quelques titres mais il n'en rajoute pas plus.
Article et photo de
Stein S. Fredriksen
- Traduit par Vuggevise -
24.01.2007 : NORDLYS.NO
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C’ETAIT UN
LUXE INCROYABLE !
Hier Anneli Drecker a été honorée du
prix Nordlys par toute la musique du Nord de la Norvège.
‘C’était un luxe extraordinaire de
recevoir ce prix dans ma ville, déclare t-elle.
Par Stein Fredriksen
C’est
dans
une maison de la culture comble qu’Anneli Drecker de
Tromsø a été honorée du
prix Nordlys de cette année pour son enjeu musical
exceptionnel.
Parmi les motivations du jury on parle entre autres de sa contribution
à apporter un ‘son’ du Nord de la
Norvège au monde entier.
« Je suis incroyablement heureuse et c’est vraiment
amusant de recevoir ce prix ici dans ma propre ville »,
déclare Anneli à Nordlys.
A en juger par les applaudissements du public,il n’y avait
aucun doute que c’est l’ensemble du monde musical
du Nord de la Norvège qui a honoré Anneli Drecker
.
Racines à Tromsø
« Cela fait déjà quelques
années que j’ai habité à
Tromsø, mais j’y ai mes racines musicales. Donc
c’est amusant que cela arrive ici. C’est aussi
spécial pour moi de recevoir le prix Nordlys, puisque
Nordlys a toujours été quelque chose de
spécial pour moi. »
Elle raconte qu’elle a été
très contente et émue lorsqu’elle a
reçu l’annonce de Nordlys qui lui disait
qu’elle était la gagnante de cette
année.
« Cela me donne une occasion de revenir à
Tromsø. Je compte rester quelques jours et
espérons que je puisse faire quelques concerts »,
avoue t-elle.
« C’est vraiment un grand honneur pour moi et je
suis très contente. Je veux remercier à la fois
la ville de Tromsø et le festival de Nordlys pour ce prix.
Je voudrais remercier par la même occasion ma famille et Nils
Johansen de leur soutien », déclare Anneli.
Maman
Pour le moment Anneli Drecker est occupée à
être maman de sa fille de dix mois.
« Je suis encore un peu à l’allaitement
mais c’est si agréable », confie t-elle.
Mais elle raconte qu’elle a de nouveaux projets en cours.
Elle ne veut pas donner plus de détails, mais elle
espère pouvoir produire un nouveau disque aussi vite que
possible.
« J’ai quelques projets en cours »
dit-elle sans en avouer davantage.
De plus elle doit partir pour le Japon avec Bel Canto fin
février pour deux concerts.
-Traduit par Vuggevise-
12.04.2006 :
SIDE LINE
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original
Pour ceux qui aiment les voix divines, le
groupe norvégien
Bel Canto était et est toujours incontournable.
Grâce à la voix d’ange
d’Anneli Drecker, Bel Canto a réussi à
gagner un succès international à la fin des
années 80 et au milieu des années 90 sous label
du belge Crammed Disc. Après son premier pas de
côté en solo, « Tundra » en
2000, Anneli Drecker revient en 2005 avec un album plus optimiste
« Frolic », de nouveau avec EMI Norvège.
Puisque la distribution en dehors de la Norvège est encore
une fois proche de zéro, nous ne voulons pas vous laisser
manquer cette opportunité de connaître un peu plus
son travail. Nous avons donc téléphoné
à Anneli, enceinte, à Tromsø en
Norvège, dans la période de Noël, et
avons parlé de son récent album et de
l’avenir de Bel Canto.
Par Bernard Van
Isacker
Vous avez choisi
une approche très dansante pour cet album,
comparé à votre précédent
album solo « Tundra », sorti en 2000.
A.D. : Et bien, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec
l’orchestre de Prague, mais ça serait stupide de
refaire encore la même chose, n’est-ce pas ?
J’ai eu tellement de bons Programmers et de Producteurs avec
moi cette fois et il n’y avait vraiment pas de place pour
ça. J’ai eu aussi besoin
d’être plus directe cette fois car les gens
m’ont dit que
« Tundra » était
un peu trop sombre. L’album est sorti en même temps
que ma séparation avec le père de mon enfant et
la presse se focalisait vraiment là-dessus. Ce
n’était pas auto-destructeur, mais peut
être un peu trop personnel… Mais, pour moi,
ça ne l’était pas, parce qu’
une chanson comme « All I know » a
été composée avant 1999. Maintenant
j’ai fait des chansons comme « Strange little bird
» et « My Emily » qui sont
complètement épiques dans un sens.
En parlant de
« My Emily », c’est une chanson qui
conviendrait bien à la voix de Morten Harket, est-ce une
coïncidence ou il y a plus à dire ?
A.D.(rires) : Et bien, j’ai fait cette chanson pour Morten
Harket. Je rentrais à la maison après
l’avoir rencontré. Il rencontrait
quelqu’un pour parler de la possibilité
d’un nouvel album solo et j’ai eu une petite
discussion avec lui. Et j’ai pensé, pourquoi ne
pas faire une chanson pour lui ? et en fait la chanson a
été écrite avec sa voix dans ma
tête. La chanson m’est venue quand
j’étais dans le bus pour rentrer à la
maison alors j’ai dû la chanter sur mon
téléphone portable. Quand je suis
rentrée à la maison, je l’ai
enregistrée directement, et en fait les voix que vous
entendez dans l’album sont celles de ma démo qui
lui était destinée. Mais alors, ça ne
s’est jamais passé car la chanson est devenue trop
personnelle d’une certaine façon. Mais
c’est une bonne façon de penser comme
ça. J’ai commencé à refaire
ça plus souvent, faisant semblant d’être
quelqu’un d’autre, utilisant ma voix
d’une autre façon. Alors il faut vraiment penser
à l’étendue de sa voix. Sur «
Monkeytrap » par exemple, je n’ai pas fait semblant
d’être quelqu’un d’autre,
c’était vraiment terrifiant (rires) !
Il n’a jamais entendu la chanson, à moins
qu’il n’ait acheté l’album. Je
ne voulais pas être arrogante vous savez, je ne suis vraiment
pas douée pour vendre mes chansons.
Vous devriez, la
chanson est excellente.
A.D. : Vous avez raison, mais je peux faire beaucoup de chansons pour
sa voix. Je ne veux pas m’imposer et je
préfère qu’il me demande les choses
personnellement, parce que je le connais. J’aime tellement
cette chanson de toute façon et les paroles sont si
personnelles… de toute façon, il n’a
pas fait d’album solo et a enregistré à
la place un nouvel album pour Aha alors j’ai pensé
: je pourrais aussi bien l’enregistrer. S’ il veut
la chanter, il peut parce qu’elle n’est sortie
qu’ en Norvège et en Belgique par iTunes je pense
(rires). Il n’y pas vraiment de marketing et de
promotion… Pour l’instant, l’album
n’est sorti qu’en Norvège (note de
l’éditeur : en avril 2005 par EMI
Norvège). J’ai quelques contacts en Angleterre
maintenant mais c’est un processus lent, en plus je suis
enceinte de 7 mois alors je ne vais pas me lancer dans de grandes
choses. J’ai parlé aussi avec le manageur de
Röyksopp qui voulait me donner quelques conseils pour savoir
qui je pouvais contacter. Mais puisque je n’ai pas
moi-même de manageur, c’est à moi de
décider en fait. EMI Norvège a fini son travail
ici et comme je ne suis pas une femme d’affaires…
(rires). Le marché à
l’étranger est impossible, il y a tellement
d’artistes qui veulent être signés vous
savez. Je sais que les gens à
l’étranger risquent de copier les CDs parce que
c’est assez chez de les acheter par les magasins en ligne
norvégiens. Mais j’en suis arrivée au
point où ça m’est égal, je
préfère que les gens puissent écouter
mes chansons… cependant je préfère
acheter, étant une artiste, je dois soutenir les autres
artistes, c’est un dilemme.
Concernant les sons
électroniques de cet album, il semble que vous avez beaucoup
écouté Afrika Bambaataa ?
A.D.(rires) : oui, beaucoup, il y a même un sample
d’Afrika Bambaataa sur « Desire ».
C’est pris d’un CD sample que j’utilise,
et je l’ai filtré. J’aime beaucoup
Bambaataa comme j’aime beaucoup ce qu’a fait Adrian
Sherwood. Vous savez, la plupart des gens ne réalisent pas
que j’ai fait la plupart des programmations parce
qu’il y a d’autres noms
crédités sur cet album. J’aime
principalement programmer moi-même, comme avec
« My Emily » et « Monkey Trap
», où j’ai samplé Blancmange.
En fait, Blancmange voulait
50 % de l’édition et c’est pour
ça qu’ils ont été reconnus
comme compositeurs. Mais pour moi, c’est un honneur, je les
aime depuis 1982 alors ça m’est égal de
leur donner ces
50 %. C’est grâce à Gareth Jones que le
sample est dans cette chanson. Il l’a
suggéré après que je lui ai
joué la chanson de Blancmange. « pourquoi ne pas
la sampler », m’a-t’il dit et
c’est ce que j’ai fait (rires). C’est ce
que tu obtiens quand tu es une fille ! Mais après
ça, le sample colorait la chanson, il n’avait pas
vraiment de pouvoir en lui-même. C’est un peu
stupide parce que j’ai fait cette version comme une sorte de
remix. Ma version était sans le sample, mais
c’était tellement stupide de jouer le remix pour
la maison de disques parce que bien sûr, ils ont voulu le
remix. Ma version était plus africaine, sombre,
épique et effrayante et il y avait un rythme
syncopé au lieu des quatre temps actuels... Ils voulaient
l’intégrer aux autres chansons alors ils
m’ont convaincu d’utiliser le remix… je
le regrette maintenant, la chanson se serait beaucoup mieux
intégrée à l’album
« Tundra », je pense.
Comment Gareth est
arrivé dans le tableau ?
Je l’ai simplement contacté par sa page web et il
me
connaissait de notre période Crammed quand il travaillait
avec
Wire. Le précédent technicien du son de
Röyksopp est
aussi un bon ami de Gareth et il a suggéré que je
devrais
le contacter. Gareth est venu en été 2004 et il a
travaillé sur « My Emily » et
« The Monkeytrap
». C’était plus une session test car on
n’avait que 2 jours. C’était bizarre
pour nous deux.
Et alors Emi n’arrivait pas à décider
s’ils
aimaient ou non et bien sûr Gareth devait travailler sur
d’autres projets. L’automne est arrivé
et
j’étais finalement prête à
enregistrer quand
il était à Los Angeles ou ailleurs. Alors
j’ai
commencé à travailler avec mes amis ici en
Norvège
alors…
As-tu appris quelque
chose d’intéressant de son court séjour
?
(rires) Oui, j’ai appris comment travailler avec Logic parce
que j’avais Cubase ici
1.
J’ai aussi appris comment avoir des fichiers midi sur
Internet
(petits rires) ! Je voulais avoir cette chanson de Abba « The
visitors », et ça lui a prit 5 minutes pour avoir
les
fichiers midi. Dommage que ça ne soit plus permis
d’offrir
des fichiers midi.
D’autres
choses de prévues avec Nils ?
Oui, bien que je suis vraiment dans le brouillard avec le
bébé qui va arriver ici alors j’ai
été plutôt occupée. Je vais
prendre une
année sabbatique, acheter un piano et recommencer
à
composer. Bel Canto continuera bien sûr. Il a aussi son
propre
projet Vajas pour lequel il essaie de trouver un label maintenant.
J’ai même dit à Nils de contacter
Crammed de nouveau
(rires). Mais il est comme moi, il oublie toujours des
choses…
je ferais mieux de lui redire !
Quelque chose
d’autre
maintenant, alors que vous avez une réputation excellente en
live, il n’y a pas de CD officiels disponibles, ce qui est
bizarre…
Nous avons voulu faire un CD live pendant qu’on
était en
tournée mais on ne l’a jamais fait. Nous pensons
toujours
qu’il y aura une autre chance (rires). Nous voulions
enregistrer
un concert plus tard l’année prochaine au
Rockefeller
Music Hall ici à Oslo, mais je l’ai
refusé puisque
je serais enceinte de 9 mois alors donc nous avons reporté.
Nous
devons le faire dans une grande salle cependant avec beaucoup de gens.
Nous y pensons presque au dernier moment mais alors ça fait
trop
de pagaille… et alors c’est trop tard bien
sûr.
(rires)
1. Logic et Cubase sont des logiciels professionnels de
création musicale.
-Traduit
par Valérie, corrigé par Vuggevise-
04.04.05 : AFTENPOSTEN.NO
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SYNTHPATIQUE
Le titre de l’album peut être traduit par
« gaité », ce qui est tout à
fait approprié.
Par Robert Hoftun Gjestad
Pour la jeunesse
actuelle, Anneli Drecker est plutôt connue comme la juge la
plus posée de l’histoire de
l’émission « Idol
» mais elle est surtout une artiste
norvégienne à la voix splendide, solidement
ancrée dans le milieu après une longue
carrière avec Bel Canto.
Depuis longtemps, elle n’hésite pas à
affirmer qu’elle est « une artiste des
années 80 », et sort aujourd’hui un
album qui trouve ses racines profondes dans cette synthpop pur jus.
Les racines ne sont cependant pas figées, elles ont
évolué vers quelque chose de plus actuel avec des
titres variés dans la veine électro. Pour la
production du single « You Don’t Have To Change
», Anneli a obtenu l’aide de vieux amis de
Röyksopp, engendrant une collaboration à
succès.
Pour autant, l’aspect immédiatement
entraînant n’empêche pas une intention
plus profonde. Malgré un titre d’album joyeux,
« Frolic », sont également
présentes des atmosphères bien plus
sérieuses, aux inspirations mélancoliques.
Soutenue par sa voix, Anneli Drecker a dirigé son projet
d’une main sûre. Les mélodies et les
textes simples s’enchaînent sans
difficulté mais il n’y a ici rien de
révolutionnaire à noter.
Globalement, cet album est cependant plus abouti, bien meilleur que ses
premiers pas en solo avec « Tundra », sorti il y a
cinq ans. Agréable à écouter.
- Traduit par Nordavind -
02.04.2005 : DAGSAVISEN
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MA MUSIQUE
D'ADOLESCENTE
Par Bernt Erik Pedersen
Oh Talk Talk,
s’exclame Anneli Drecker, 36 ans en fouillant les bacs de
disques à la recherche de synthpop des années 80.
Son
nouvel album solo est influencé par la musique de son
adolescence à Tromsø.
Pendant
bientôt vingt
ans Anneli Drecker a été la grande diva du
synthpop en Norvège, tout d’abord
célèbre par Bel Canto. Ces dernières
années a été aussi jury pour Idol et a
chanté de par le monde avec a-ha et Röyskopp.
Maintenant elle est chez un disquaire d’occasion sur
Grunerløkka et fouille les vinyles des années 80.
Photo : Mimsy Møller
Influences musicales
La synthpop obscure des
années 80 est sa spécialité, cela a
imprégné ‘Frolic’ qui est
sorti lundi. Elle a eu recours à l’aide entre
autres de Röyskopp et de l’artiste
électronique Gaute Barlinghaug de Tromsø. Le
résultat est un disque synthpop plus cultivé que
son premier album ‘Tundra’ (2001).
Je n’ai pas voulu
faire un album des années 80 mais quelques morceaux sont
vraiment influencés par les années 80. Car
c’est mon influence musicale, déclare Drecker.
A Tromsø il
s’est formé un milieu pour la musique
électronique. Le nom le plus connu est Per Martinsen- plus
tard concubin de Drecker-, Nils Johansen et Geir Jenssen, qui
après ont formé le trio Bel Canto avec Anneli
pour chanteuse. Pour un peu le frère d’Anneli
Drecker de cinq ans plus vieux était de la partie. Il
s’intéressait à la musique
synthé et allait jusqu’à Londres pour
acheter des disques. Il est revenu avec pleins de choses
étonnantes : Orchestral Manoeuvres in the Dark, Deutsch
Amerikanische Freundschaft, Cabaret Voltaire.
Endurcie
de bonne heure
Drecker évoque un
panel de noms de la toute fin des années 80 de synthpop
d’avant-garde qu’elle a
écoutés vers douze ans.
Et Sawns et Coil et Psychic TV.
Musique
sévère.
Oui, mais je me suis endurcie
tôt, sourit Anneli Drecker.
J’aimais aussi Joy
Division, The Cure et The Smiths comme tout le monde. Mais la musique
électronique me fascinait d’une certaine
manière. C’était quelque chose que je
n’avais jamais entendu auparavant.
C’était grand, sombre et chouette. La musique
était pompeuse et mystique. Les artistes osaient
être dramatiques, déclare Drecker avec
enthousiasme.
J’ai vécu
cette musique à ma puberté, qui est un moment
difficile où l’on est sensible à
l’impression. Il y avait des adolescents des
années 90 qui parlaient du grønsjen avec la
même fascination. Ma musique d’ado était
la musique électronique des années 80. Et je
trouve que c’est la meilleure des musiques de cette
époque, dit Drecker.
Un de ses
préférés était le duo
britannique Blancmange, qui a samplé un des morceaux de
‘Frolic’.
Réservation
‘Frolic’ a
été
principalement enregistré au nouveau studio
d’Anneli
Drecker sur Grünerløkka. C’est ce qui a
été un facteur important pour qu’il
soit
réalisé. Car il n’était pas
sûr
–après ‘Tundra’-
qu’elle voulait
officier en tant qu’artiste, raconte t-elle.
Après
‘Tundra’ il n’y avait aucune raison que
je revienne en tant qu’artiste. Bel Canto devait faire un
disque, c’était décidé par
avance., et j’avais envie de la faire. Mais j’en
avais marre du schéma studio – tournée-
une an de pause – studio. Est-ce que la vie
d’artiste c’est ça ? Alors je
n’avais rien établi de sérieux : soit
tu continues, soit tu prends d’autres voies,
déclare Drecker.
Mais alors les propositions ont
commencé à affluer : Une commande à
Harstad, une
tournée avec a-ha, un disque avec Kjetil
Bjørnstad, une
tournée avec Röyskopp, Jury pour
Idol…c’est
arrivé comme ça. Et c’était
rédempteur pour la créativité, que mon
projet ne
soit pas la priorité. Il y avait d’autres sources
d’argent, je pouvais aller au travail, rentrer à
la maison
et laisser mon disque de côté.
Elle tire un exemplaire du
single classique
de Talk Talk ‘It’s my life’ redevenu
célèbre grâce à No Doubt et
Margaret
d’Idol, la favorite du jury Drecker.
Margaret pensait que
c’était No Doubt qui avait écrit la
chanson, dit Drecker en pouffant de rire. C’est ce que croit
ma
fille Iris aussi. Mais je lui ai passé l’original
pour elle et elle s’est exclamé
‘c’est cent fois mieux ! maman…..Plus
triste’. Il y avait plus de mélancolie dans les
années 80.
Aujourd’hui les gens n’ont
plus le temps pour la mélancolie, dit-elle tandis
qu’elle regarde dans les bacs de disques.
Propaganda, Fad
Gadget, Thompson Twins.
Terminé avec Idol
J’en ai
incroyablement terminé avec Idol maintenant,
déclare Drecker.
Je ne le regarde plus et
n’ai aucun favori, cette fois. Je ne regrette pas
d’avoir été à Idol- Je ne
regrette jamais ce que j’ai fait. C’est
à la fois incroyablement épuisant et
incroyablement engageant- non pas parce que je me reconnaissais dans
les concurrentes de Idol de 17 ans qui se tenaient devant moi et
chantaient. Mais elles n’avaient pas Nils et Geir qui
étaient à la maison dans la chambre à
faire de la musique synthé, et un grand frère qui
ramenait des disques de Londres. J’ai
été super chanceuse de les avoir,
déclare Drecker.
Nous en arrivons à
trouver Kissing the Pink dans les bacs. Mais Anneli Drecker finit par
acheter un vinyle de Scritti Politti ‘Hypnotize’,
de 1984.
C’est une musique de
fête
à Tromsø, l’été
de mes 16 ans ?
J’aimais ce morceau. Mais mon chéri m’a
plaqué alors j’ai détruit le disque.
Depuis je
n’ai presque pas eu l’occasion de
l’écouter.
Et voilà, dit Anneli Drecker, avec son vinyle sous le bras.
Elle
rentre à la maison pour retrouver son chagrin
d’amour de
1984.
-Traduit par Vuggevise-
30.03.2005 : BA
(Bergensavisen) voir l'article original
UN COUP DE
MAIN DE BERGEN
Anneli Drecker a de bonnes
relations à Bergen. Röyksopp a sauvé une
mélodie de l’oubli. Et William Hut a
prêté main forte lorsqu’elle
s’est lassée de sa propre voix.
Par Ann Kristin
Ødegård
Voilà
cinq ans
qu’Anneli Drecker a sorti son premier album solo. Mais Frolic
est terminé depuis lundi.Le
single acclamé « You Don’t Have To
Change » a été joué
à la fin d’un concert de Röyksopp
à Bergen lors de leur dernière tounée
solo.
- Torbjørn
Brundtland a programmé et co-produit « Tundra
», c’était donc naturel
d’entrer en studio avec eux. C’était
incroyablement amusant, affirme Anneli.
- Torbjørn
m’a demandé si je voulais mettre «You
Don't Have To Change» sur l’album.
« Je l’ai ici à Bergen, je
l’ajoute ? », dit-il. « Oui ! ».
- Sinon, j’aurais
probablement oublié la mélodie. Il aurait
peut-être été effacé ou
transformé en ballade, avoue Anneli Drecker.
Fan
de Willy
Elle fait
aussi un duo avec
William Hut alias Willy Marhaug sur « Angel Bossanova
».
-
C’est tellement
ennuyeux d’entendre ma voix à nouveau sur le
deuxième couplet, me disais-je. J’ai donc dit
à EMI qu’il fallait que ce soit un mec qui chante
ça. Ils m’ont suggéré Willy,
et ça a parfaitement convenu. Ca a
considérablement amélioré la chanson.
C’est un artiste vraiment talentueux.
- « Angel Bossanova
» a en fait été écrit
pendant la tournée au Brésil avec A-ha, pendant
que Morten Harket chantait dans la chambre voisine.
- Tu n’as pas
demandé à Morten Harket de faire un duo ?
- Ca aurait
été amusant, évidemment. Mais
j’ai toujours admiré Poor Rich Ones, et je pensais
que Willy était une proposition géniale. Ca
devait se passer comme ça. Je trouve que ça
aurait été trop évident
d’utiliser Morten. Il est si connu que les gens auraient
pensé que j’ai profité de lui.
Les
années 80
Sur
« Frolic
», Anneli Drecker fait presque tout elle-même.
L’environnement sonore rappelle la synthpop des
années 80, dont Anneli a beaucoup de bons souvenirs.
- J’ai compris que la
musique des années 80 n’est pas la même
pour moi que pour la plupart des gens. Ils pensent à Wham,
alors que je pense aux groupes underground sombres comme Fad Gadget,
Depeche Mode et Thomas Dolby. Et puis c’est dans les
années 80 que le synthé est arrivé. Je
suis une artiste des années 80, déclare-t-elle.
- Ce n’est pas pour
me lancer dans une mode, mais la différence avec Bel Canto
est que l’album n’est pas très
épique. Ce ne sont pas les larges horizons pastel, mais
plutôt les ruelles étroites.
Bientôt, Anneli
Drecker aura réuni tous les musiciens pour la
tournée.
-
Mais je ne peux pas emporter
tous mes synthétiseurs. Ce serait comme de mettre dix
nageuses synchronisées dans une baignoire et de leur
demander d’être aussi gracieuses que dans une
piscine. Je dois tenter de me débrouiller, dit-elle en
riant.
-Traduit par Nordavind-
30.03.2005 : MUSICAL
DISCOVERIES (concerne Bel Canto) voir l'article original
Par R. W.
Elliot and J. R. Elswick
Votre album
le plus récent, Dorothy’s Victory, est
très positif et optimiste. Est-ce un choix
délibéré, et si oui,
qu’est-ce qui vous a décidé
à faire un album plus « ensoleillé
» ?
Nous travaillions jour et
nuit
dans un environnement confortable, comme à la maison,
là haut à Tromsø, chez nous.
L’atmosphère pendant ces séances
nocturnes était d’une certaine façon
privée et détendue et nous n’avions
personne de la maison de disques sur notre dos pendant tout ce temps.
Nous avions la liberté et l’espace pour jouer.
J’ai aussi dormi dans le studio, sur un matelas à
côté du mixer parce que
j’étais trop fatiguée pour rentrer
à la maison. Comme ça, je pouvais travailler
même pendant mon sommeil.
Anneli,
vous avez prêté votre belle voix
caractéristique pour différentes collaborations.
Quelle a été votre
préférée ?
Travailler avec
Torbjørn et Svein de Röyksopp est toujours
formidable et amusant. Ils sont si énergiques et surprenants
!
Y
a t’il un artiste en particulier dans le monde de la musique
avec lequel vous aimeriez travailler ?
Hmm… Aphex Twin !
Votre
musique montre quelques références classiques
fortes. Etes-vous tous les deux
«qualifiés» dans le sens classique ?
Nils est le plus
qualifié. Il a joué du violoncelle et aussi de la
flûte quand il était enfant. Et puis il a
commencé à jouer de la basse dans un groupe punk
appelé Peder Xem, de Tromsø,
jusqu’à ce qu’il achète son
premier synthé, un DX7 et a commencé à
programmer de nouveaux sons et de la musique arctique avec Geir Jenssen
en 1985/1986.
J’ai
chanté dans une chorale et j’ai pris des cours de
piano pendant 3-4 ans et plus tard, j’ai pris quelques cours
de chant. Mais mon plus grand professeur et mentor en
matière de musique c’était mon grand
frère et sa collection de disques bizarres.
Pensez-vous
que votre musique comporte des éléments
typiquement « norvégiens » ?
C’est
difficile pour
nous de le dire mais si vous pensez à la Norvège
en tant que pays des trolls, des aurores boréales et du
soleil de minuit, je suppose qu’on ne peut pas
s’empêcher d’être
influencés par nos origines.
Le peuple du grand nord
norvégien a aussi un grand sens de l’humour. Vous
en avez besoin pour survivre aux longs et sombres hivers froids ! Je
suppose que les gens qui vivent dans un tel climat polaire, ont besoin
de s’évader en rêvassant et en se
rencontrant souvent.
Quand je lis une interview de
Bjørk, je reconnais immédiatement la
façon dont elle décrit l’Islande et les
Islandais.
Certaines
mélodies de Bel Canto reflètent des influences
musicales du Moyen Orient. D’où vient cette
influence ?
La
Norvège est loin
au nord, oui, nous vivons à 800 km au nord du cercle polaire
mais la Norvège s’étend aussi loin
à l’est ! Kirkenes, une ville de
Norvège, est en fait aussi loin à l’est
qu’ Istanbul !
Nils et moi avons toujours
ressenti une forte attraction envers les Mongols et bien sûr
nous sommes très influencés par le peuple Sami,
qui vit très au nord. Les Natifs de Norvège ont
toujours été là dans notre vie de tous
les jours, on entend leur musique à la radio et nous avons
joué beaucoup de concerts au Finnmark, la région
du peuple Sami.
Je pense qu’on peut tirer un lien musical
entre la façon dont les chanteurs indiens chantent et la
vieille musique folk traditionnelle norvégienne. Quand je
pense à la
musique du monde, je ne vois pas de carte avec des
frontières mais des strates de techniques de chant dans
l’histoire de l’humanité et personne
n’a le copyright de telle ou telle façon de
chanter parce que l’on trouve les mêmes
éléments partout dans le monde.
Un autre exemple
: le joik Sami et le chant des indiens d’Amérique.
Nous sommes tous originaires de la même tribu de toute
façon !
Quelles
sont les influences musicales de Bel Canto, et qui sont vos
artistes/groupes favoris ?
Mes
premières
influences sont OMD, Blancmange, David Bowie, Kissing the Pink,
Clannad, 4AD-artists, Kate Bush, William Orbit, Nusrat Fateh Ali Khan,
Virginia Ashley, Meredith Monk, Laurie Anderson, Tuxedomoon, David
Sylvian, The Swans, Ruichi Sakamoto, YMO, Diamanda Galas, Fad Gadget,
Cabaret Voltaire, Depeche Mode, Blue Nile, et bien d’autres.
Ces jours ci,
j’écoute le nouvel album de Beck, Nick Cave, PJ
Harvey, Sigur Ros, Hoover Phonic, Emmylou Harris, U2, Mew (un groupe
danois), Bjørk, Illumination, Souvenire, Magnet, Mari Boine,
Nils Petter Molvaer, Boards of Canada, Truls Mork, Radiohead, Coldplay,
The Latvia Radio Choir, le dernier Johnny Cash et une chanteuse de Tuva
qui s’appelle Seinko et beaucoup d’autres.
Il
est clair que la musique de Bel Canto, tout en maintenant un son
unique, a évolué de bien des façons
dans la dernière décennie. Comment
décrivez-vous l’évolution de votre
musique depuis votre premier album White-out Conditions
jusqu’au plus récent Dorothy’s Victory ?
C’est
difficile de
décrire notre propre évolution sur tant
d’années, en fait depuis que j’ai 16 ans
jusqu’à 33 ans maintenant. Nous avons
commencé avec l’idée
d’être un groupe de musique pop
électronique avec seulement des
éléments de son arctique au lieu
d’essayer d’être comme les autres groupes
pop d’Europe. C’était important pour
nous de décrire nos origines par notre musique.
Sur les 2
premiers albums, nous étions 3, avec Geir Jenssen
(Biosphère). Il a quitté le groupe en 1991.
Depuis, Nils et moi avons eu une période où nous
écoutions de la musique africaine et du moyen orient. Puis,
la House et la scène techno sont apparues et nous sommes
sortis en boite de nombreuses années. Maintenant, je pense
que l’on est revenu un peu comme dans les années
80 et nous nous concentrons sur les mélodies. De nos jours,
c’est
si facile de programmer de la musique et d’acheter des
logiciels, samples et plug-ins, alors Nils et moi pensons
qu’une bonne chanson est une chanson que l’on peut
jouer aussi en acoustique et qui en ressort aussi forte et garde toute
son essence.
Est-ce
que Bel Canto projette de continuer à produire des albums,
et peut on s’attendre à des tournées en
dehors de la Norvège dans le futur ?
En
ce moment nous essayons
d’avoir une distribution en Europe et dans le reste du monde
pour Dorothy’s Victory. J’espère que si
cela se passe, nous pourrons partir en tournée et promouvoir
notre album. Nous aimons faire des concerts et avoir un retour du
public. C’est ce qui te fait être un vrai musicien.
Est-ce
que Internet a affecté Bel Canto, et si oui, de quelle
façon ?
Ca nous a aidé
à communiquer avec nos fans partout dans le monde,
spécialement par le site non officiel www.annelidrecker.com.
Nous avons pu également entrer en contact avec
d’autres musiciens et producteurs en utilisant le net, au
lieu de passer par leurs maisons de disques.
Quel
est le moment musical le plus mémorable de Bel Canto des 15
dernières années ?
Jouer
au New Morning club
à Paris en 90 ? Je ne sais pas, différents
concerts partout dans le monde, à Tokyo, Mexico,
Israël. Et aussi rencontrer le public en
général, je suppose.
Et rencontrer nos propres
héros. Pour moi, c’était un grand
moment quand j’ai rencontré Simone Raymonde et
Robin Guthrie. A Mexico quand nous avons eu un encouragement personnel
de Dead Can Dance par leur manageur qui disait qu’ils
étaient désolés d’avoir
manqué notre concert, alors qu’on ne
s’attendait même pas qu’ils nous
connaissent.
Mais aussi ces moments magiques que nous avons eu pendant
que nous composions nos chansons durant ces années.
Tellement de moments formidables.
Comment
distingueriez-vous les albums d’Anneli Drecker de ceux de
Bel Canto ?
Hmmm
mes accords sont plus
simples et les paroles sont plus personnelles, puisque je me
représente moi même en solo. Bel Canto est un
monde où l’on doit entrer et où nous
sommes deux compositeurs, la musique de Bel Canto comparée
à ma propre musique, sera automatiquement
différente.
De
quelle manière Internet a t’il
influencé votre carrière musicale solo ?
Beaucoup,
spécialement parce que j’ai la chance
d’avoir mon propre site www.annelidrecker.com où
je peux même quelques fois avoir des informations utiles sur
moi-même et où je parle aussi avec les fans.
-Traduit
par Valérie, corrigé par Vuggevise-
29.03.2005 : ADRESSA.NO
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DESORMAIS ELLE CHANTE
SEULE
Lorsque le second album d’Anneli Drecker sort, les gens
veulent encore relier une des plus grandes chanteuses de
Norvège à celle qui fut à Idol.
Par Ole Jacob Hoel
Depuis
son premier album
solo il y a cinq ans, Drecker a fait plein de choses
différentes. Elle a sorti deux CD avec Bel Canto,
tourné avec a-ha dans le monde entier, écrit deux
œuvres sur commande, joué dans une
représentation de Peer Gynt chez elle à
Tromsø, tourné un poème de 1600 vers
avec Ketil Bjørnstad et a été jury
pour Idol. Pour n’en nommer que quelques uns.
De John Donne à Kjartan
Salvesen, il faut appeler un grand
coup de pied. Etrangement le second album solo d’Anneli
Drecker ‘Frolic’ s’est nettement
profilé.
Photo : Scanpix
« Je
n’étais pas sûre de ce
que je voulais et cela était bien aussi la
conséquence de mon oui pour Idol cet automne.
J’avais besoin d’un temps de réflexion.
Les choses se sont mises en place », déclare
Anneli Drecker.
A Idol elle a rencontré
de jeunes chanteurs, certains
d’entre eux avec de grandes ambitions et autant de talent
qu’elle lorsqu’elle a commencé la
musique.
« Mais j’avais
la chance d’avoir un grand
frère avec toute une collection de disques et un statut
local. J’écoutais PsychicTV à
l’âge de douze ans et devint une
véritable fille de synthé. Ainsi je rencontrai
deux gars avec des inspirations bizarres pour jouer dans un groupe, par
exemple, interdiction totale des guitares. Je trouvai tôt une
direction . Ce n’est pas ce que tous les participants
d’Idol avaient sauf peut être Margaret ».
Sur ‘Frolic’
Anneli retourne aussi musicalement en
enfance – jusqu’à la synthpop directe.
« Je voulais faire un
disque pop et avais en tête
le crédo de Roger Waters pour ‘Dark Side of the
Moon’ : simple, hardi et dramatique’. Cela a
été le fil conducteur de ma musique »,
raconte Anneli Drecker.
Elle a écrit tous les
titres et programmé la
plupart des morceaux sur le disque. Mais d’autres ont aussi
collaboré : ceux des vieux milieux de Tromsø,
Roÿskopp, Lauren Savoy et un vieux producteur des
années 80 : Gareth Jones. Elle a cependant gardé
le contrôle sur tout.
« Pour la
première fois je me sens plus
productrice qu’artiste. J’ai travaillé
en entier sur le disque, travaillé avec la musique comme
‘science’. »
La passion est le point de
départ des morceaux et des
paroles. C’est avant tout la chanteuse qu’elle est.
Depuis qu’elle chante chaque jour elle est un être
chanceux.
Mais d’abord cet
été elle va devoir
chanter son album solo devant un grand public. Avec un groupe de cinq
musiciens, elle va chanter dans une série de festivals, qui
ne sont pas encore confirmés. Ce sera une
répétition avant la tournée de cet
automne.
-Traduit par Vuggevise-