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08.07.2010 : NRK voir l'article original

ANNELI DRECKER SE LANCE DANS L'OPERA

Anneli Drecker, chanteuse de Bel Canto mais aussi artiste solo, va jouer un des rôles dans le nouvel opéra norvégien de la troupe de théâtre Ferske scener à Tromsø .
La représentation s'intitule « La tête dans la honte » et est un mélange de fable et de fortes critiques de la société. L'avant-première se déroulera lors du festival Festspillene i Nord-Norge en Juin.
-Mon rêve a toujours été de jouer la comédie, mais  là encore je suis dans les griffes de la pop musique. C'est très amusant de travailler avec quelque chose que je brûle d'envie de faire.
Quoi qu'il en soit, c'est d'être un artiste sur scène, chanter et accomplir une part du même boulot, déclare Anneli Drecker à NRK.
Anneli Drecker a déjà fait du théâtre, dernièrement au Théâtre Hålogaland. Mais là elle joue ce qu'elle appelle son premier rôle avec des répliques et pas seulement des chansons et du son. « La tête dans la honte », opéra fable et critique de la société, dont le scénario a été écrit par Kristin Bjørn et Bjørn Are Dypås. La musique est signée Erik Stifjell, avec l'aide des improvisations de Drecker, entre autres.
-je suis extrêmement nerveuse quand on m'arrête dans la rue pour me dire qu'on a lu dans le journal que j'allais chanter de l'opéra. Je ne suis pas une vraie chanteuse d'opéra, je vais chanter avec la voix que j'ai, déclare Drecker.
Ce sont des textes chantés, et là tu trouves la définition de l'opéra. Mais ce n'est pas du style que l'on s' attend à entendre dans un opéra moderne et romantique, ajoute le compositeur Stifjell.
Il est encore trop tôt pour juger puisque la plupart des morceaux de musique sont encore dans son ordinateur. Mais sur le papier on trouve un scénario qui est susceptible d'ébranler un peu le public. Il s'agit de savoir pourquoi on n'est si peu engagé en politique et pourquoi nous ne faisons pas davantage dans la société.
Pourquoi ne prenons-nous pas plus de responsabilité ? Est-il possible de le faire au théâtre ? Nous avions envie de faire une représentation qui appellerait à la fantaisie et aux sentiments aussi, pour ne pas que cela soit juste une revue documentaire d'impuissance, déclare la scénariste Kristin Bjørn.
Elle veut purement et simplement revitaliser la démocratie.
Nous avons une perception des choses à travers les médias et la plupart des décisions de la sphère économique sont prises par d'autres instances que le peuple. Nous souhaiterions que les décisions appartiennent au peuple et non à quelques multinationales capitalistes.
« la tête dans la honte » se tiendra en avant-première au festival Festspillene i Nord-Norge en Juin. Puis à l'automne les cinq comédiens et trois musiciens seront sur scène au Théâtre Hålogaland.
Plus tard se sera au tour de la capitale. Et là, Anneli Drecker incarnera le capitalisme.
- « Fru Fu » (Madame Fu) est le capitalisme. Celui que la société adore mais qui en même temps est une charge. Nous faisons de plus en plus, car nous voulons avoir beaucoup. Madame Fu est celle qui va voir ce dont les gens ont besoin. Elle est un peu euphorique de temps en temps, ce qui la rend souvent sympathique. Et ça passe aussi par le fait de la chanter avec une voix d'opéra stridente, déclare Drecker.

Article  de Tonje Bergmo et Hege Iren Hanssen
- Traduit par Vuggevise -


17.06.2010 : NORDLYS.NO voir l'article original

LE BEL CANTO DES DEBUTS DE RETROUVE

Pour la première fois depuis 20 ans les membres de Bel Canto vont rejouer ensemble. Anneli Drecker, Geir jenssen et Nils Johansen se réunissent à nouveau et sont prêts pour le festival de Døgnvill.
On va jouer nos vieux morceaux dans des conditions arctiques, raconte Anneli Drecker.
Mais nous pouvons aussi garantir que nous venons pour jouer de nouveaux morceaux, rajoute Nils Johansen.
Mardi dernier le groupe populaire de Tromsø a fait connaître qu'il sera sur scène au festival de Døgnvill le samedi 4 septembre. Et cela fait un peu moins de 20 ans que les trois membres du groupe n'étaient pas montés sur scène ensemble.
C'est une bonne occasion pour nous de jouer à nouveau ensemble. Et pas seulement parce que nous habitons tous les trois à Tromsø, explique Anneli.
Elle constate que chacun des trois membres s'est exprimé dans sa propre musicalité artistique, mais que c'est extrêmement drôle de se retrouver ensemble après tant d'années et que justement cela se passe à Tromsø.
Nous sommes tous les trois habitués à jouer devant un grand public, et je ne sais pas si ce sera très différent de jouer devant le public de Tromsø, déclare Anneli.
Et là elle pense un peu à elle et dit :
Ouais, ça peut être vraiment spécial. Je crois que je suis aussi nerveuse que lorsque j'avais 16 ans. Cela peut être bien.
Les trois musiciens n'ont pas encore commencé à répéter ensemble avant le concert. Mais ils comptent bien venir pour jouer de vieilles chansons connues mais aussi avec de nouvelles orchestrations.
Nous venons pour en jouer sous une nouvelle forme. Mais d'un autre côté on peut aussi dire que notre musique est restée contemporaine, déclare Anneli.
Nils Johansen confirme que le groupe a à sa disposition des titres qui ne sont jamais sortis. C'est pourquoi il ose affirmer que ce sera une première pour quelques titres mais il n'en rajoute pas plus.
Article et photo de Stein S. Fredriksen
- Traduit par Vuggevise -


24.01.2007 : NORDLYS.NO voir l'article original

C’ETAIT UN LUXE INCROYABLE !

Hier Anneli Drecker a été honorée du prix Nordlys par toute la musique du Nord de la Norvège. ‘C’était un luxe extraordinaire de recevoir ce prix dans ma ville, déclare t-elle.
Par Stein Fredriksen

C’est dans une maison de la culture comble qu’Anneli Drecker de Tromsø a été honorée du prix Nordlys de cette année pour son enjeu musical exceptionnel.

Parmi les motivations du jury on parle entre autres de sa contribution à apporter un ‘son’ du Nord de la Norvège au monde entier.

« Je suis incroyablement heureuse et c’est vraiment amusant de recevoir ce prix ici dans ma propre ville », déclare Anneli à Nordlys.

A en juger par les applaudissements du public,il n’y avait aucun doute que c’est l’ensemble du monde musical du Nord de la Norvège qui a honoré Anneli Drecker .


Racines à Tromsø

« Cela fait déjà quelques années que j’ai habité à Tromsø, mais j’y ai mes racines musicales. Donc c’est amusant que cela arrive ici. C’est aussi spécial pour moi de recevoir le prix Nordlys, puisque Nordlys a toujours été quelque chose de spécial pour moi. »

Elle raconte qu’elle a été très contente et émue lorsqu’elle a reçu l’annonce de Nordlys qui lui disait qu’elle était la gagnante de cette année.

« Cela me donne une occasion de revenir à Tromsø. Je compte rester quelques jours et espérons que je puisse faire quelques concerts », avoue t-elle.

« C’est vraiment un grand honneur pour moi et je suis très contente. Je veux remercier à la fois la ville de Tromsø et le festival de Nordlys pour ce prix. Je voudrais remercier par la même occasion ma famille et Nils Johansen de leur soutien », déclare Anneli.


Maman

Pour le moment Anneli Drecker est occupée à être maman de sa fille de dix mois.
« Je suis encore un peu à l’allaitement mais c’est si agréable », confie t-elle.

Mais elle raconte qu’elle a de nouveaux projets en cours. Elle ne veut pas donner plus de détails, mais elle espère pouvoir produire un nouveau disque aussi vite que possible.

« J’ai quelques projets en cours » dit-elle sans en avouer davantage.
De plus elle doit partir pour le Japon avec Bel Canto fin février pour deux concerts.

-Traduit par Vuggevise-


12.04.2006 : SIDE LINE voir l'article original

Pour ceux qui aiment les voix divines, le groupe norvégien Bel Canto était et est toujours incontournable.
Grâce à la voix d’ange d’Anneli Drecker, Bel Canto a réussi à gagner un succès international à la fin des années 80 et au milieu des années 90 sous label du belge Crammed Disc. Après son premier pas de côté en solo, « Tundra » en 2000, Anneli Drecker revient en 2005 avec un album plus optimiste « Frolic », de nouveau avec EMI Norvège. Puisque la distribution en dehors de la Norvège est encore une fois proche de zéro, nous ne voulons pas vous laisser manquer cette opportunité de connaître un peu plus son travail. Nous avons donc téléphoné à Anneli, enceinte, à Tromsø en Norvège, dans la période de Noël, et avons parlé de son récent album et de l’avenir de Bel Canto.
Par Bernard Van Isacker

Vous avez choisi une approche très dansante pour cet album, comparé à votre précédent album solo « Tundra », sorti en 2000.


A.D. : Et bien, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec l’orchestre de Prague, mais ça serait stupide de refaire encore la même chose, n’est-ce pas ? J’ai eu tellement de bons Programmers et de Producteurs avec moi cette fois et il n’y avait vraiment pas de place pour ça. J’ai eu aussi besoin d’être plus directe cette fois car les gens m’ont dit que
« Tundra » était un peu trop sombre. L’album est sorti en même temps que ma séparation avec le père de mon enfant et la presse se focalisait vraiment là-dessus. Ce n’était pas auto-destructeur, mais peut être un peu trop personnel… Mais, pour moi, ça ne l’était pas, parce qu’ une chanson comme « All I know » a été composée avant 1999. Maintenant j’ai fait des chansons comme « Strange little bird » et « My Emily » qui sont complètement épiques dans un sens.

En parlant de « My Emily », c’est une chanson qui conviendrait bien à la voix de Morten Harket, est-ce une coïncidence ou il y a plus à dire ?

A.D.(rires) : Et bien, j’ai fait cette chanson pour Morten Harket. Je rentrais à la maison après l’avoir rencontré. Il rencontrait quelqu’un pour parler de la possibilité d’un nouvel album solo et j’ai eu une petite discussion avec lui. Et j’ai pensé, pourquoi ne pas faire une chanson pour lui ? et en fait la chanson a été écrite avec sa voix dans ma tête. La chanson m’est venue quand j’étais dans le bus pour rentrer à la maison alors j’ai dû la chanter sur mon téléphone portable. Quand je suis rentrée à la maison, je l’ai enregistrée directement, et en fait les voix que vous entendez dans l’album sont celles de ma démo qui lui était destinée. Mais alors, ça ne s’est jamais passé car la chanson est devenue trop personnelle d’une certaine façon. Mais c’est une bonne façon de penser comme ça. J’ai commencé à refaire ça plus souvent, faisant semblant d’être quelqu’un d’autre, utilisant ma voix d’une autre façon. Alors il faut vraiment penser à l’étendue de sa voix. Sur « Monkeytrap » par exemple, je n’ai pas fait semblant d’être quelqu’un d’autre, c’était vraiment terrifiant (rires) !
Il n’a jamais entendu la chanson, à moins qu’il n’ait acheté l’album. Je ne voulais pas être arrogante vous savez, je ne suis vraiment pas douée pour vendre mes chansons.

Vous devriez, la chanson est excellente.

A.D. : Vous avez raison, mais je peux faire beaucoup de chansons pour sa voix. Je ne veux pas m’imposer et je préfère qu’il me demande les choses personnellement, parce que je le connais. J’aime tellement cette chanson de toute façon et les paroles sont si personnelles… de toute façon, il n’a pas fait d’album solo et a enregistré à la place un nouvel album pour Aha alors j’ai pensé : je pourrais aussi bien l’enregistrer. S’ il veut la chanter, il peut parce qu’elle n’est sortie qu’ en Norvège et en Belgique par iTunes je pense (rires). Il n’y pas vraiment de marketing et de promotion… Pour l’instant, l’album n’est sorti qu’en Norvège (note de l’éditeur : en avril 2005 par EMI Norvège). J’ai quelques contacts en Angleterre maintenant mais c’est un processus lent, en plus je suis enceinte de 7 mois alors je ne vais pas me lancer dans de grandes choses. J’ai parlé aussi avec le manageur de Röyksopp qui voulait me donner quelques conseils pour savoir qui je pouvais contacter. Mais puisque je n’ai pas moi-même de manageur, c’est à moi de décider en fait. EMI Norvège a fini son travail ici et comme je ne suis pas une femme d’affaires… (rires). Le marché à l’étranger est impossible, il y a tellement d’artistes qui veulent être signés vous savez. Je sais que les gens à l’étranger risquent de copier les CDs parce que c’est assez chez de les acheter par les magasins en ligne norvégiens. Mais j’en suis arrivée au point où ça m’est égal, je préfère que les gens puissent écouter mes chansons… cependant je préfère acheter, étant une artiste, je dois soutenir les autres artistes, c’est un dilemme.

Concernant les sons électroniques de cet album, il semble que vous avez beaucoup écouté Afrika Bambaataa ?

A.D.(rires) : oui, beaucoup, il y a même un sample d’Afrika Bambaataa sur « Desire ». C’est pris d’un CD sample que j’utilise, et je l’ai filtré. J’aime beaucoup Bambaataa comme j’aime beaucoup ce qu’a fait Adrian Sherwood. Vous savez, la plupart des gens ne réalisent pas que j’ai fait la plupart des programmations parce qu’il y a d’autres noms crédités sur cet album. J’aime principalement programmer moi-même, comme avec « My Emily » et « Monkey Trap », où j’ai samplé Blancmange. En fait, Blancmange voulait
50 % de l’édition et c’est pour ça qu’ils ont été reconnus comme compositeurs. Mais pour moi, c’est un honneur, je les aime depuis 1982 alors ça m’est égal de leur donner ces
50 %. C’est grâce à Gareth Jones que le sample est dans cette chanson. Il l’a suggéré après que je lui ai joué la chanson de Blancmange. « pourquoi ne pas la sampler », m’a-t’il dit et c’est ce que j’ai fait (rires). C’est ce que tu obtiens quand tu es une fille ! Mais après ça, le sample colorait la chanson, il n’avait pas vraiment de pouvoir en lui-même. C’est un peu stupide parce que j’ai fait cette version comme une sorte de remix. Ma version était sans le sample, mais c’était tellement stupide de jouer le remix pour la maison de disques parce que bien sûr, ils ont voulu le remix. Ma version était plus africaine, sombre, épique et effrayante et il y avait un rythme syncopé au lieu des quatre temps actuels... Ils voulaient l’intégrer aux autres chansons alors ils m’ont convaincu d’utiliser le remix… je le regrette maintenant, la chanson se serait beaucoup mieux intégrée à l’album « Tundra », je pense.

Comment Gareth est arrivé dans le tableau ?

Je l’ai simplement contacté par sa page web et il me connaissait de notre période Crammed quand il travaillait avec Wire. Le précédent technicien du son de Röyksopp est aussi un bon ami de Gareth et il a suggéré que je devrais le contacter. Gareth est venu en été 2004 et il a travaillé sur « My Emily » et « The Monkeytrap ». C’était plus une session test car on n’avait que 2 jours. C’était bizarre pour nous deux. Et alors Emi n’arrivait pas à décider s’ils aimaient ou non et bien sûr Gareth devait travailler sur d’autres projets. L’automne est arrivé et j’étais finalement prête à enregistrer quand il était à Los Angeles ou ailleurs. Alors j’ai commencé à travailler avec mes amis ici en Norvège alors…

As-tu appris quelque chose d’intéressant de son court séjour ?

(rires) Oui, j’ai appris comment travailler avec Logic parce que j’avais Cubase ici1. J’ai aussi appris comment avoir des fichiers midi sur Internet (petits rires) ! Je voulais avoir cette chanson de Abba « The visitors », et ça lui a prit 5 minutes pour avoir les fichiers midi. Dommage que ça ne soit plus permis d’offrir des fichiers midi.

D’autres choses de prévues avec Nils ?

Oui, bien que je suis vraiment dans le brouillard avec le bébé qui va arriver ici alors j’ai été plutôt occupée. Je vais prendre une année sabbatique, acheter un piano et recommencer à composer. Bel Canto continuera bien sûr. Il a aussi son propre projet Vajas pour lequel il essaie de trouver un label maintenant. J’ai même dit à Nils de contacter Crammed de nouveau (rires). Mais il est comme moi, il oublie toujours des choses… je ferais mieux de lui redire !

Quelque chose d’autre maintenant, alors que vous avez une réputation excellente en live, il n’y a pas de CD officiels disponibles, ce qui est bizarre…

Nous avons voulu faire un CD live pendant qu’on était en tournée mais on ne l’a jamais fait. Nous pensons toujours qu’il y aura une autre chance (rires). Nous voulions enregistrer un concert plus tard l’année prochaine au Rockefeller Music Hall ici à Oslo, mais je l’ai refusé puisque je serais enceinte de 9 mois alors donc nous avons reporté. Nous devons le faire dans une grande salle cependant avec beaucoup de gens. Nous y pensons presque au dernier moment mais alors ça fait trop de pagaille… et alors c’est trop tard bien sûr. (rires)

1. Logic et Cubase sont des logiciels professionnels de création musicale.

-Traduit par Valérie, corrigé par Vuggevise-


04.04.05 : AFTENPOSTEN.NO voir l'article original

SYNTHPATIQUE

Le titre de l’album peut être traduit par « gaité », ce qui est tout à fait approprié.
Par Robert Hoftun Gjestad

Pour la jeunesse actuelle, Anneli Drecker est plutôt connue comme la juge la plus posée de l’histoire de l’émission « Idol » mais elle est surtout une artiste norvégienne à la voix splendide, solidement ancrée dans le milieu après une longue carrière avec Bel Canto.

Depuis longtemps, elle n’hésite pas à affirmer qu’elle est « une artiste des années 80 », et sort aujourd’hui un album qui trouve ses racines profondes dans cette synthpop pur jus.

Les racines ne sont cependant pas figées, elles ont évolué vers quelque chose de plus actuel avec des titres variés dans la veine électro. Pour la production du single « You Don’t Have To Change », Anneli a obtenu l’aide de vieux amis de Röyksopp, engendrant une collaboration à succès.

Pour autant, l’aspect immédiatement entraînant n’empêche pas une intention plus profonde. Malgré un titre d’album joyeux, « Frolic », sont également présentes des atmosphères bien plus sérieuses, aux inspirations mélancoliques.

Soutenue par sa voix, Anneli Drecker a dirigé son projet d’une main sûre. Les mélodies et les textes simples s’enchaînent sans difficulté mais il n’y a ici rien de révolutionnaire à noter.
Globalement, cet album est cependant plus abouti, bien meilleur que ses premiers pas en solo avec « Tundra », sorti il y a cinq ans. Agréable à écouter.

- Traduit par Nordavind -


02.04.2005 : DAGSAVISEN voir l'article original

MA MUSIQUE D'ADOLESCENTE
Par Bernt Erik Pedersen

Oh Talk Talk, s’exclame Anneli Drecker, 36 ans en fouillant les bacs de disques à la recherche de synthpop des années 80.
Son nouvel album solo est influencé par la musique de son adolescence à Tromsø.
Pendant bientôt vingt ans Anneli Drecker a été la grande diva du synthpop en Norvège, tout d’abord célèbre par Bel Canto. Ces dernières années a été aussi jury pour Idol et a chanté de par le monde avec a-ha et Röyskopp. Maintenant elle est chez un disquaire d’occasion sur Grunerløkka et fouille les vinyles des années 80.


Photo : Mimsy Møller


Influences musicales

La synthpop obscure des années 80 est sa spécialité, cela a imprégné ‘Frolic’ qui est sorti lundi. Elle a eu recours à l’aide entre autres de Röyskopp et de l’artiste électronique Gaute Barlinghaug de Tromsø. Le résultat est un disque synthpop plus cultivé que son premier album ‘Tundra’ (2001).
Je n’ai pas voulu faire un album des années 80 mais quelques morceaux sont vraiment influencés par les années 80. Car c’est mon influence musicale, déclare Drecker.
A Tromsø il s’est formé un milieu pour la musique électronique. Le nom le plus connu est Per Martinsen- plus tard concubin de Drecker-, Nils Johansen et Geir Jenssen, qui après ont formé le trio Bel Canto avec Anneli pour chanteuse. Pour un peu le frère d’Anneli Drecker de cinq ans plus vieux était de la partie. Il s’intéressait à la musique synthé et allait jusqu’à Londres pour acheter des disques. Il est revenu avec pleins de choses étonnantes : Orchestral Manoeuvres in the Dark, Deutsch Amerikanische Freundschaft, Cabaret Voltaire.

Endurcie de bonne heure

Drecker évoque un panel de noms de la toute fin des années 80 de synthpop d’avant-garde qu’elle a écoutés vers douze ans.
Et Sawns et Coil et Psychic TV.
Musique sévère.
Oui, mais je me suis endurcie tôt, sourit Anneli Drecker. J’aimais aussi Joy Division, The Cure et The Smiths comme tout le monde. Mais la musique électronique me fascinait d’une certaine manière. C’était quelque chose que je n’avais jamais entendu auparavant. C’était grand, sombre et chouette. La musique était pompeuse et mystique. Les artistes osaient être dramatiques, déclare Drecker avec enthousiasme.
J’ai vécu cette musique à ma puberté, qui est un moment difficile où l’on est sensible à l’impression. Il y avait des adolescents des années 90 qui parlaient du grønsjen avec la même fascination. Ma musique d’ado était la musique électronique des années 80. Et je trouve que c’est la meilleure des musiques de cette époque, dit Drecker.
Un de ses préférés était le duo britannique Blancmange, qui a samplé un des morceaux de ‘Frolic’.

Réservation

‘Frolic’ a été principalement enregistré au nouveau studio d’Anneli Drecker sur Grünerløkka. C’est ce qui a été un facteur important pour qu’il soit réalisé. Car il n’était pas sûr –après ‘Tundra’- qu’elle voulait officier en tant qu’artiste, raconte t-elle.
Après ‘Tundra’ il n’y avait aucune raison que je revienne en tant qu’artiste. Bel Canto devait faire un disque, c’était décidé par avance., et j’avais envie de la faire. Mais j’en avais marre du schéma studio – tournée- une an de pause – studio. Est-ce que la vie d’artiste c’est ça ? Alors je n’avais rien établi de sérieux : soit tu continues, soit tu prends d’autres voies, déclare Drecker.
Mais alors les propositions ont commencé à affluer : Une commande à Harstad, une tournée avec a-ha, un disque avec Kjetil Bjørnstad, une tournée avec Röyskopp, Jury pour Idol…c’est arrivé comme ça. Et c’était rédempteur pour la créativité, que mon projet ne soit pas la priorité. Il y avait d’autres sources d’argent, je pouvais aller au travail, rentrer à la maison et laisser mon disque de côté.
Elle tire un exemplaire du single classique de Talk Talk ‘It’s my life’ redevenu célèbre grâce à No Doubt et Margaret d’Idol, la favorite du jury Drecker.
Margaret pensait que c’était No Doubt qui avait écrit la chanson, dit Drecker en pouffant de rire. C’est ce que croit ma fille Iris aussi. Mais je lui ai passé l’original pour elle et elle s’est exclamé ‘c’est cent fois mieux ! maman…..Plus triste’. Il y avait plus de mélancolie dans les années 80.
Aujourd’hui les gens n’ont plus le temps pour la mélancolie, dit-elle tandis qu’elle regarde dans les bacs de disques.
Propaganda, Fad Gadget, Thompson Twins.

Terminé avec Idol

J’en ai incroyablement terminé avec Idol maintenant, déclare Drecker. Je ne le regarde plus et n’ai aucun favori, cette fois. Je ne regrette pas d’avoir été à Idol- Je ne regrette jamais ce que j’ai fait. C’est à la fois incroyablement épuisant et incroyablement engageant- non pas parce que je me reconnaissais dans les concurrentes de Idol de 17 ans qui se tenaient devant moi et chantaient. Mais elles n’avaient pas Nils et Geir qui étaient à la maison dans la chambre à faire de la musique synthé, et un grand frère qui ramenait des disques de Londres. J’ai été super chanceuse de les avoir, déclare Drecker.
Nous en arrivons à trouver Kissing the Pink dans les bacs. Mais Anneli Drecker finit par acheter un vinyle de Scritti Politti ‘Hypnotize’, de 1984.
C’est une musique de fête à Tromsø, l’été de mes 16 ans ? J’aimais ce morceau. Mais mon chéri m’a plaqué alors j’ai détruit le disque. Depuis je n’ai presque pas eu l’occasion de l’écouter.
Et voilà, dit Anneli Drecker, avec son vinyle sous le bras. Elle rentre à la maison pour retrouver son chagrin d’amour de 1984.

-Traduit par Vuggevise-


30.03.2005 : BA (Bergensavisen) voir l'article original

UN COUP DE MAIN DE BERGEN

Anneli Drecker a de bonnes relations à Bergen. Röyksopp a sauvé une mélodie de l’oubli. Et William Hut a prêté main forte lorsqu’elle s’est lassée de sa propre voix.
Par Ann Kristin Ødegård

Voilà cinq ans qu’Anneli Drecker a sorti son premier album solo. Mais Frolic est terminé depuis lundi.Le single acclamé « You Don’t Have To Change » a été joué à la fin d’un concert de Röyksopp à Bergen lors de leur dernière tounée solo.
- Torbjørn Brundtland a programmé et co-produit « Tundra », c’était donc naturel d’entrer en studio avec eux. C’était incroyablement amusant, affirme Anneli.
- Torbjørn m’a demandé si je voulais mettre «You Don't Have To Change» sur l’album.
« Je l’ai ici à Bergen, je l’ajoute ? », dit-il. « Oui ! ».
- Sinon, j’aurais probablement oublié la mélodie. Il aurait peut-être été effacé ou transformé en ballade, avoue Anneli Drecker.

Fan de Willy

Elle fait aussi un duo avec William Hut alias Willy Marhaug sur « Angel Bossanova ».
- C’est tellement ennuyeux d’entendre ma voix à nouveau sur le deuxième couplet, me disais-je. J’ai donc dit à EMI qu’il fallait que ce soit un mec qui chante ça. Ils m’ont suggéré Willy, et ça a parfaitement convenu. Ca a considérablement amélioré la chanson. C’est un artiste vraiment talentueux.
- « Angel Bossanova » a en fait été écrit pendant la tournée au Brésil avec A-ha, pendant que Morten Harket chantait dans la chambre voisine.
- Tu n’as pas demandé à Morten Harket de faire un duo ?
- Ca aurait été amusant, évidemment. Mais j’ai toujours admiré Poor Rich Ones, et je pensais que Willy était une proposition géniale. Ca devait se passer comme ça. Je trouve que ça aurait été trop évident d’utiliser Morten. Il est si connu que les gens auraient pensé que j’ai profité de lui.

Les années 80

Sur « Frolic », Anneli Drecker fait presque tout elle-même. L’environnement sonore rappelle la synthpop des années 80, dont Anneli a beaucoup de bons souvenirs.
- J’ai compris que la musique des années 80 n’est pas la même pour moi que pour la plupart des gens. Ils pensent à Wham, alors que je pense aux groupes underground sombres comme Fad Gadget, Depeche Mode et Thomas Dolby. Et puis c’est dans les années 80 que le synthé est arrivé. Je suis une artiste des années 80, déclare-t-elle.
- Ce n’est pas pour me lancer dans une mode, mais la différence avec Bel Canto est que l’album n’est pas très épique. Ce ne sont pas les larges horizons pastel, mais plutôt les ruelles étroites.
Bientôt, Anneli Drecker aura réuni tous les musiciens pour la tournée.
- Mais je ne peux pas emporter tous mes synthétiseurs. Ce serait comme de mettre dix nageuses synchronisées dans une baignoire et de leur demander d’être aussi gracieuses que dans une piscine. Je dois tenter de me débrouiller, dit-elle en riant.

-Traduit par Nordavind-


30.03.2005 : MUSICAL DISCOVERIES (concerne Bel Canto)  voir l'article original

Par R. W. Elliot and J. R. Elswick

Votre album le plus récent, Dorothy’s Victory, est très positif et optimiste. Est-ce un choix délibéré, et si oui, qu’est-ce qui vous a décidé à faire un album plus « ensoleillé » ?

Nous travaillions jour et nuit dans un environnement confortable, comme à la maison, là haut à Tromsø, chez nous. L’atmosphère pendant ces séances nocturnes était d’une certaine façon privée et détendue et nous n’avions personne de la maison de disques sur notre dos pendant tout ce temps. Nous avions la liberté et l’espace pour jouer.
J’ai aussi dormi dans le studio, sur un matelas à côté du mixer parce que j’étais trop fatiguée pour rentrer à la maison. Comme ça, je pouvais travailler même pendant mon sommeil.

Anneli, vous avez prêté votre belle voix caractéristique pour différentes collaborations. Quelle a été votre préférée ?

Travailler avec Torbjørn et Svein de Röyksopp est toujours formidable et amusant. Ils sont si énergiques et surprenants !

Y a t’il un artiste en particulier dans le monde de la musique avec lequel vous aimeriez travailler ?

Hmm… Aphex Twin !

Votre musique montre quelques références classiques fortes. Etes-vous tous les deux «qualifiés» dans le sens classique ?

Nils est le plus qualifié. Il a joué du violoncelle et aussi de la flûte quand il était enfant. Et puis il a commencé à jouer de la basse dans un groupe punk appelé Peder Xem, de Tromsø, jusqu’à ce qu’il achète son premier synthé, un DX7 et a commencé à programmer de nouveaux sons et de la musique arctique avec Geir Jenssen en 1985/1986.
J’ai chanté dans une chorale et j’ai pris des cours de piano pendant 3-4 ans et plus tard, j’ai pris quelques cours de chant. Mais mon plus grand professeur et mentor en matière de musique c’était mon grand frère et sa collection de disques bizarres.

Pensez-vous que votre musique comporte des éléments typiquement « norvégiens » ?

C’est difficile pour nous de le dire mais si vous pensez à la Norvège en tant que pays des trolls, des aurores boréales et du soleil de minuit, je suppose qu’on ne peut pas s’empêcher d’être influencés par nos origines.
Le peuple du grand nord norvégien a aussi un grand sens de l’humour. Vous en avez besoin pour survivre aux longs et sombres hivers froids ! Je suppose que les gens qui vivent dans un tel climat polaire, ont besoin de s’évader en rêvassant et en se rencontrant souvent.
Quand je lis une interview de Bjørk, je reconnais immédiatement la façon dont elle décrit l’Islande et les Islandais.

Certaines mélodies de Bel Canto reflètent des influences musicales du Moyen Orient. D’où vient cette influence ?

La Norvège est loin au nord, oui, nous vivons à 800 km au nord du cercle polaire mais la Norvège s’étend aussi loin à l’est ! Kirkenes, une ville de Norvège, est en fait aussi loin à l’est qu’ Istanbul !
Nils et moi avons toujours ressenti une forte attraction envers les Mongols et bien sûr nous sommes très influencés par le peuple Sami, qui vit très au nord. Les Natifs de Norvège ont toujours été là dans notre vie de tous les jours, on entend leur musique à la radio et nous avons joué beaucoup de concerts au Finnmark, la région du peuple Sami.
Je pense qu’on peut tirer un lien musical entre la façon dont les chanteurs indiens chantent et la vieille musique folk traditionnelle norvégienne. Quand je pense à la musique du monde, je ne vois pas de carte avec des frontières mais des strates de techniques de chant dans l’histoire de l’humanité et personne n’a le copyright de telle ou telle façon de chanter parce que l’on trouve les mêmes éléments partout dans le monde.
Un autre exemple : le joik Sami et le chant des indiens d’Amérique. Nous sommes tous originaires de la même tribu de toute façon !

Quelles sont les influences musicales de Bel Canto, et qui sont vos artistes/groupes favoris ?

Mes premières influences sont OMD, Blancmange, David Bowie, Kissing the Pink, Clannad, 4AD-artists, Kate Bush, William Orbit, Nusrat Fateh Ali Khan, Virginia Ashley, Meredith Monk, Laurie Anderson, Tuxedomoon, David Sylvian, The Swans, Ruichi Sakamoto, YMO, Diamanda Galas, Fad Gadget, Cabaret Voltaire, Depeche Mode, Blue Nile, et bien d’autres.
Ces jours ci, j’écoute le nouvel album de Beck, Nick Cave, PJ Harvey, Sigur Ros, Hoover Phonic, Emmylou Harris, U2, Mew (un groupe danois), Bjørk, Illumination, Souvenire, Magnet, Mari Boine, Nils Petter Molvaer, Boards of Canada, Truls Mork, Radiohead, Coldplay, The Latvia Radio Choir, le dernier Johnny Cash et une chanteuse de Tuva qui s’appelle Seinko et beaucoup d’autres.

Il est clair que la musique de Bel Canto, tout en maintenant un son unique, a évolué de bien des façons dans la dernière décennie. Comment décrivez-vous l’évolution de votre musique depuis votre premier album White-out Conditions jusqu’au plus récent Dorothy’s Victory ?

C’est difficile de décrire notre propre évolution sur tant d’années, en fait depuis que j’ai 16 ans jusqu’à 33 ans maintenant. Nous avons commencé avec l’idée d’être un groupe de musique pop électronique avec seulement des éléments de son arctique au lieu d’essayer d’être comme les autres groupes pop d’Europe. C’était important pour nous de décrire nos origines par notre musique.
Sur les 2 premiers albums, nous étions 3, avec Geir Jenssen (Biosphère). Il a quitté le groupe en 1991. Depuis, Nils et moi avons eu une période où nous écoutions de la musique africaine et du moyen orient. Puis, la House et la scène techno sont apparues et nous sommes sortis en boite de nombreuses années. Maintenant, je pense que l’on est revenu un peu comme dans les années 80 et nous nous concentrons sur les mélodies. De nos jours, c’est si facile de programmer de la musique et d’acheter des logiciels, samples et plug-ins, alors Nils et moi pensons qu’une bonne chanson est une chanson que l’on peut jouer aussi en acoustique et qui en ressort aussi forte et garde toute son essence.

Est-ce que Bel Canto projette de continuer à produire des albums, et peut on s’attendre à des tournées en dehors de la Norvège dans le futur ?

En ce moment nous essayons d’avoir une distribution en Europe et dans le reste du monde pour Dorothy’s Victory. J’espère que si cela se passe, nous pourrons partir en tournée et promouvoir notre album. Nous aimons faire des concerts et avoir un retour du public. C’est ce qui te fait être un vrai musicien.

Est-ce que Internet a affecté Bel Canto, et si oui, de quelle façon ?

Ca nous a aidé à communiquer avec nos fans partout dans le monde, spécialement par le site non officiel www.annelidrecker.com. Nous avons pu également entrer en contact avec d’autres musiciens et producteurs en utilisant le net, au lieu de passer par leurs maisons de disques.

Quel est le moment musical le plus mémorable de Bel Canto des 15 dernières années ?

Jouer au New Morning club à Paris en 90 ? Je ne sais pas, différents concerts partout dans le monde, à Tokyo, Mexico, Israël. Et aussi rencontrer le public en général, je suppose.
Et rencontrer nos propres héros. Pour moi, c’était un grand moment quand j’ai rencontré Simone Raymonde et Robin Guthrie. A Mexico quand nous avons eu un encouragement personnel de Dead Can Dance par leur manageur qui disait qu’ils étaient désolés d’avoir manqué notre concert, alors qu’on ne s’attendait même pas qu’ils nous connaissent.
Mais aussi ces moments magiques que nous avons eu pendant que nous composions nos chansons durant ces années. Tellement de moments formidables.

Comment distingueriez-vous les albums d’Anneli Drecker de ceux de
Bel Canto ?

Hmmm mes accords sont plus simples et les paroles sont plus personnelles, puisque je me représente moi même en solo. Bel Canto est un monde où l’on doit entrer et où nous sommes deux compositeurs, la musique de Bel Canto comparée à ma propre musique, sera automatiquement différente.

De quelle manière Internet a t’il influencé votre carrière musicale solo ?

Beaucoup, spécialement parce que j’ai la chance d’avoir mon propre site www.annelidrecker.com où je peux même quelques fois avoir des informations utiles sur moi-même et où je parle aussi avec les fans.

-Traduit par Valérie, corrigé par Vuggevise-


29.03.2005 : ADRESSA.NO voir l'article original

DESORMAIS ELLE CHANTE SEULE

Lorsque le second album d’Anneli Drecker sort, les gens veulent encore relier une des plus grandes chanteuses de Norvège à celle qui fut à Idol.
Par Ole Jacob Hoel

Depuis son premier album solo il y a cinq ans, Drecker a fait plein de choses différentes. Elle a sorti deux CD avec Bel Canto, tourné avec a-ha dans le monde entier, écrit deux œuvres sur commande, joué dans une représentation de Peer Gynt chez elle à Tromsø, tourné un poème de 1600 vers avec Ketil Bjørnstad et a été jury pour Idol. Pour n’en nommer que quelques uns.

De John Donne à Kjartan Salvesen, il faut appeler un grand coup de pied. Etrangement le second album solo d’Anneli Drecker ‘Frolic’ s’est nettement profilé.
Photo : Scanpix

« Je n’étais pas sûre de ce que je voulais et cela était bien aussi la conséquence de mon oui pour Idol cet automne. J’avais besoin d’un temps de réflexion. Les choses se sont mises en place », déclare Anneli Drecker.

A Idol elle a rencontré de jeunes chanteurs, certains d’entre eux avec de grandes ambitions et autant de talent qu’elle lorsqu’elle a commencé la musique.
« Mais j’avais la chance d’avoir un grand frère avec toute une collection de disques et un statut local. J’écoutais PsychicTV à l’âge de douze ans et devint une véritable fille de synthé. Ainsi je rencontrai deux gars avec des inspirations bizarres pour jouer dans un groupe, par exemple, interdiction totale des guitares. Je trouvai tôt une direction . Ce n’est pas ce que tous les participants d’Idol avaient sauf peut être Margaret ».
Sur ‘Frolic’ Anneli retourne aussi musicalement en enfance – jusqu’à la synthpop directe.
« Je voulais faire un disque pop et avais en tête le crédo de Roger Waters pour ‘Dark Side of the Moon’ : simple, hardi et dramatique’. Cela a été le fil conducteur de ma musique », raconte Anneli Drecker.
Elle a écrit tous les titres et programmé la plupart des morceaux sur le disque. Mais d’autres ont aussi collaboré : ceux des vieux milieux de Tromsø, Roÿskopp, Lauren Savoy et un vieux producteur des années 80 : Gareth Jones. Elle a cependant gardé le contrôle sur tout.
« Pour la première fois je me sens plus productrice qu’artiste. J’ai travaillé en entier sur le disque, travaillé avec la musique comme ‘science’. »
La passion est le point de départ des morceaux et des paroles. C’est avant tout la chanteuse qu’elle est. Depuis qu’elle chante chaque jour elle est un être chanceux.
Mais d’abord cet été elle va devoir chanter son album solo devant un grand public. Avec un groupe de cinq musiciens, elle va chanter dans une série de festivals, qui ne sont pas encore confirmés. Ce sera une répétition avant la tournée de cet automne.

-Traduit par Vuggevise-
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